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Charriere Caroline Victor VN39

Caroline Charrière
Victor

Musique de scène

pour violon et piano

  • Niveau: moyen
  • Durée: 19'
  • Genre: contemporain
  • Collection: Swiss Composers Series
  • Composé: 2010

Reference: VN39
29,00 CHF

Détails

  • Publié: 2023
  • Pages: 44
  • Edition: Editions Bim
  • Mouvements:
    • 1. Lever de rideau et début scène 1 (1'20)
    • 2. La Verrière (0'50)
    • 3. Histoire de Victor (1')
    • 4. Composition (2'40)
    • 5. Bazaine (1'20)
    • 6. Des cochons, des cochons (1'10)
    • 7. Friselis et scène délirante... (1'35)
    • 8. Scène du cheval et entracte (1'25)
    • 9. Vous , madame... (1')
    • 10. Musique de la mort (1'15)
    • 11. Musique à la Kreisler (2'15)
    • 12. Acte III, début (0'30)
    • 13. Passage d’Esther (0'20)
    • 14. Lettre d’adieu d’Antoine (1'20)
    • 15. Musique de fin (1'10)

Audio samples

1. Lever de rideau
7. Friselis et scène délirante
8. Scène du cheval
12. Acte III début
15. Musique de fin

Composer

Caroline Charrière

Caroline Charrière (1960-2018)

Née en 1960 à Fribourg (CH), Caroline Charrière accomplit des études de flûte traversière au Conservatoire de Lausanne (classe de Pierre Wavre), puis auprès du flûtiste Aurèle Nicolet et au Royal N... lire la suite

About Victor

Musique de scène pour  Victor ou les Enfants au pouvoir de Roger Vitrac (1928)

Entre 2001 et 2006, Caroline Charrière a écrit plusieurs musiques de scène pour le théâtre fribourgeois des Osses, que ce soit pour des pièces existantes ou pour des pièces commandées par l’institution, notamment à l’autrice romande Isabelle Daccord. 

La pièce Victor ou Les enfants au pouvoir, de Roger Vitrac, a été créée à Paris en 1928. Il s’agit de l’image grimaçante que renvoie la société française, mais aussi de son histoire récente et du monde du théâtre d’alors. L’approche surréaliste intervertit les rôles des enfants et des parents et les enfants ne se privent pas de pointer du doigt l’hypocrisie du monde adulte. Aucune certitude ne résiste à leur regard sans pitié, la société tout entière vacille sous leur regard perspicace. 

À propos de sa musique de scène, la compositrice écrit :

« C'était un exercice délicat que celui d'écrire la musique de Victor. Je cherche toujours à capter les ambiances de la pièce, le caractère des personnages, leur évolution, et là, il me semblait devoir tout contenir: le rire, les larmes, la folie, le rêve, la cruauté, J'ai finalement opté pour une musique de salon, telle qu'on la pratiquait dans les familles bourgeoises, fin XIXe - début XXe siècle et le duo violon et piano était alors tout indiqué pour ce genre de musique. Je l'ai rendue parfois légère, parfois grinçante, parfois très sucrée voire désuète. Quelques rythmes martelés évoquent également un fond de patriotisme. »

L’humour, souvent caustique, est omniprésent, par exemple lorsque le galop du cheval se transforme en marche de Radetzky (no 8). Mais quand le dégoût devant l’hypocrisie devient trop insupportable (no 6, « Des cochons, des cochons »), il ne subsiste de la musique qu’un tapotement nerveux des doigts sur un petit tambour. Quant à la mort (no 10), elle est représentée par de longs accords sur lesquels planent des notes suraigües du violon, une manière d’illustrer le temps suspendu, figure stylistique récurrente dans la musique de Caroline Charrière. Tout aussi typiques de son écriture, les « ostinati pulsés » qui illustrent la séquence no 3, intitulée « Dans un rêve étrange » : un motif ondulatoire dans un ambitus serrée qui évolue rythmiquement et mélodiquement de manière quasi imperceptible, avant d’être syncopé puis fragmenté par le violon.

La compositrice a pris très au sérieux le message véhiculé par la pièce, percevant son réalisme sous ses abords absurdes, la quête de vérité ayant été l’un des leitmotivs de sa vie. 

Publier cette musique de scène sous la forme d’une petite suite pour violon et piano est judicieux, car la musique essentiellement jouissive permet aux interprètes de s’essayer aux effets spéciaux de la musique moderne, tels que le piano préparé et ou les sons dénaturés au violon.